AMÉTHYSTE.—Plante annuelle, qui donne en juin des fleurs bleues très-jolies. Multiplication par graines, semées aux premiers jours d’avril, en terre de bruyère mêlée de terreau.
AMOMON.—Joli arbrisseau dont la hauteur varie d’un mètre à un mètre et demi. Il donne en août des fleurs blanches, et en septembre des fruits rouges qui ont la forme de cerises, mais qui ne sont pas mangeables.—Terre légère.—Multiplication par marcottes et par semis faits fin de mars.—Beaucoup d’air; terre ameublie; arrosements modérés.
ANCOLIE.—On cultive l’ancolie commune et l’ancolie du Canada. Toutes deux fleurissent en mai; la première donne des fleurs très-jolies, bleues ou roses; les fleurs de la seconde sont d’un beau jaune.—Terre de bruyère mêlée de terre franche. Multiplication par éclats, et par graines, qui doivent être semées aussitôt qu’elles sont mûres.
ANÉMONE.—Cette belle plante compte un grand nombre de variétés; les plus jolies sont celles dont les nuances sont pures et bien tranchées, depuis le bleu du ciel jusqu’au nacarat. On ne peut obtenir ces belles variétés que par le semis fait au commencement de mars sur terre franche recouverte de terreau. On arrose fréquemment. La plante, cette année, ne donne pas de fleurs. En juin ou au commencement de juillet, les feuilles se fanent; alors on déterre les pattes, et après les avoir fait sécher à l’ombre, on les replante en octobre, en observant de laisser entre chacune une distance de trois à quatre centimètres. Au mois d’avril suivant on obtient des fleurs; on forme alors une collection, qu’on plante chaque année en octobre. Il est mieux encore de faire deux collections et d’alterner la plantation, de sorte que la même collection ne donne des fleurs que tous les deux ans. Loin de nuire à la plante, ce repos d’une année la fortifie, et elle donne ensuite des fleurs admirables.—Terre franche.—Déterrer la plante en juillet et en séparer des tubercules nouveaux.
Les anémones cultivées en pots, dans les appartements, peuvent donner des fleurs au milieu de l’hiver; mais celles que l’on force ainsi ne se reproduisent plus; il faut donc se bien assurer des richesses que l’on possède avant de tuer ainsi la poule aux œufs d’or.
APOCYN.—Plante à racines fibreuses, qui donne en juillet de petites fleurs roses et blanches en forme de cloche. On nomme aussi cette plante gobe-mouche, parce que la fleur, exhalant une odeur de miel, attire les mouches qui se trouvent prises dans la matière visqueuse dont est enduit l’intérieur de la corolle.—Terre légère; multiplication par éclats en octobre, et par semis en mars.
ARMOISE ou CITRONELLE.—Joli arbuste de soixante à soixante-quinze centimètres de haut, donnant en août de charmantes petites fleurs en grappes, et dont les feuilles exhalent une odeur de citron des plus agréables. Se cultive en pots qu’il faut rentrer aux premiers froids.—Arrosements modérés. Terre franche mêlée de terre de bruyère.—Multiplication par semis; mais plus facilement par éclats au mois de mars.
ASCLÉPIADE.—Plante à racines fibreuses. En juillet, petites fleurs rouges exhalant un parfum de vanille assez prononcé.—Terre de bruyère; arrosements fréquents.—Multiplication par graines, et plus facilement par éclats, fin octobre.—Plusieurs variétés; même culture.
AUBÉPINE.—Il n’est personne qui ne connaisse ce charmant arbrisseau dont, vers la fin d’avril, le parfum embaume nos champs. Il n’y a presque rien à dire sur la culture de l’aubépine, qui croît spontanément dans toutes sortes de terre, au milieu des haies vives, sur la lisière des forêts, sur les coteaux les plus escarpés. Toutes les terres lui conviennent sous un climat tempéré; mais la terre franche est celle dans laquelle elle se plaît le mieux.
L’aubépine, cependant, ne peut être convenablement placée que dans un jardin d’une certaine étendue: les soins qu’on lui donne n’ajoutent rien à la délicieuse odeur qu’elle exhale; mais ses fleurs sont plus nombreuses; ses rameaux prennent un plus grand développement. C’est encore un emblème de l’innocence; mais c’est l’innocence agitée par l’espérance et la crainte; c’est l’innocence sous les armes.—Peu d’eau, beaucoup d’air.—Multiplication par boutures, marcottes, et plus facilement par graines semées aussitôt qu’elles sont mûres.