L

LAURIER COMMUN.—Joli arbrisseau dont les feuilles et le bois exhalent une odeur aromatique très-forte, et qui donne, en mai, des fleurs peu apparentes.—Terre franche; peu d’eau.—Multiplication par graines, et mieux par marcottes, au printemps.—En serre pendant l’hiver.

LAURIER-ROSE.—Très-joli arbuste, dont on cultive plusieurs variétés, donnant en juin et en juillet de belles fleurs roses, blanches ou jaunes, selon la variété; mais toutes sans parfum, à l’exception de deux variétés, l’une nommée laurier odorant, dont les fleurs, d’un rose très-pâle, exhalent une odeur à peu près semblable à celle de la violette, et l’autre, à fleurs blanches semi-doubles, qui ont le même parfum que l’aubépine. Toutes se cultivent de la même manière—Terre légère, peu d’eau, du soleil.—Multiplication par marcottes et rejetons au printemps.

LAURIER-TIN.—Arbrisseau toujours vert, donnant, en février, de nombreuses fleurs, blanches en dedans et rouges en dehors.—Terre franche mêlée de terre de bruyère; peu d’eau et point de soleil.—Multiplication par boutures en automne.

LILAS.—La plus belle, la plus gaie, la plus gracieuse fleur du printemps. Ce charmant arbrisseau, dont les fleurs embellissent et embaument les derniers jours d’avril et les premiers de mai, et dont le feuillage d’un beau vert ne tombe qu’en octobre, est indispensable dans un jardin, sur une terrasse bien garnie et même sur un balcon, quand ce dernier est d’une certaine étendue. Il se plaît partout, se multiplie de toutes manières, et ne demande presque aucun soin.

On en cultive plusieurs variétés: le lilas commun, grand arbrisseau qui a quelquefois de huit à neuf mètres de hauteur; le lilas varin, de deux à trois mètres de hauteur, dont les fleurs sont plus petites, mais non moins odorantes que celles du lilas commun, et le lilas de Perse, qui diffère peu du lilas varin.

La terre franche est celle qui convient le mieux au lilas.—Arrosements modérés. Lorsque les fleurs sont fanées, il est bon de les couper, à moins qu’on ne veuille recueillir de la graine, et dans ce cas il suffit d’en conserver quelques-unes.

Quelques jardiniers-fleuristes de Paris ont réussi à faire fleurir les lilas deux fois dans la même année, en avril et en août. Pour obtenir ce résultat, il suffit de couper les fleurs en mai, dès qu’elles commencent à se faner, et, vers la fin du même mois, de dépouiller l’arbrisseau de toutes ses feuilles; mais il ne résiste pas longtemps à un pareil régime; il dépérit dès la seconde année, et meurt ordinairement dans le cours de la quatrième.

LILAS DES INDES.—Arbuste toujours vert, donnant en juillet de belles fleurs d’un bleu tendre et d’un parfum doux.—Terre de bruyère mêlée de terreau; en serre pendant l’hiver; le plus d’air et de lumière possible; arrosements modérés.—Multiplication par marcottes et par graines.

LIS.-C’est le roi du parterre, et il suffit de le voir pour comprendre que les souverains de la France aient voulu qu’il figurât dans leurs armes. Beauté, grandeur, majesté, parfum enivrant, sont le partage de cette fleur superbe. On en cultive un grand nombre de variétés, parmi lesquelles nous citerons le lis de Constantinople, le lis à fleurs doubles, l’orangé, le turban, le tigre, le martagon, dont les bulbes, cuites au four, sont un mets très-agréable. Mais de tous, le lis blanc est le plus beau.