— On dit que les fourmis leur mangent le ventre.
Et comme Durtal réclamait des explications.
— Bé oui, c’est des faignants ; ils sont toujours couchés, l’été, le ventre à l’ombre.
Et il se tut.
Durtal ne pensait plus à rien ; il digérait, en fumant, abasourdi par le roulis de la voiture.
Au bout d’une autre heure, ils débouchèrent en plein bois.
— Nous approchons ?
— Oh, pas encore !
— On l’aperçoit de loin la Trappe ?
— Que non ! — il faut avoir le nez dessus pour qu’on la voie ; elle est dans un bas-fond, au sortir d’une allée, tenez, on dirait celle-là, fit le paysan, en montrant un chemin touffu qu’ils allaient prendre.