[47] La Renaissance, t. I, p. 188, 190, 191.

[48] Entrées de Marie d'Angleterre à Abbeville & à Paris, publiées par M. Cocheris. Paris, Aubry, 1859, in-12.

[49] Obsèques du feu roi Loys douzième de ce nom, petit in-8.—Brunet, Manuel du libraire, t. III, p. 544.

[50] Epistola consolatoria de morte Ludovici XII per modum dyalogi, edita a magistro Joanne Benedicto Moncetto de Castellione aretino… in ædibus Henrici Stephani, chalcographiæ artis peritissimi regione schole decretorum moram trahentis. M.D.XV. Pet. in-4, 16 f.

Maria Francorum alba regina non sic. Sed pullata depingenda veniebat verum hanc atratam pictor non viderat. Ces mots sont écrits en deux lignes en marge de la planche, dont la taille décèle dans sa sobriété beaucoup d'habitude de main. On l'a suivie d'aussi près qu'on l'a pu dans la copie qui en est donnée en tête de cette brochure.

En voyant ce portrait dans un livre d'Henri Estienne, je me suis demandé si cet imprimeur, le chef de l'illustre famille des Estienne, qui se qualifie de très-habile dans l'art chalcographique, n'employa pas dans d'autres livres des planches dont le dessin viendrait de la même source, & j'en ai trouvé quelques-unes qui se rapprochent de celles des Heures, & d'autres qui méritent d'être remarquées[51]. Ce sont des titres à encadrements qui ne sont pas sans analogie avec ce qui précède. Des entrelacements de méandres compliqués de couronnes & de fleurons, où jouent des enfants & des anges, & que surmonte l'écu de l'Université, des portiques historiés des figures du pape & de l'empereur dessinées avec sûreté & gravées d'une taille très-sobre, ressortant sur un fond criblé. Ces titres sont nouveaux dans l'imprimerie française, & imités de ceux des livres de Milan & de Venise; la composition en est encore assez distinguée pour faire supposer la main d'un maître. On n'en pourrait dire autant des titres dans le genre italien, qui s'installèrent bientôt dans les in-folios de tant d'autres libraires.

[51] De Puritate conceptionis B. M. Virginis libri duo, a Josse Chlictone. Parisiis, 1513, in-4.—Eusebii Cesariensis episcopi chronicon. Parisiis, 1518, in-4.—Promptuarium divini juris & utriusque humani a Joanne Montholonio. Parisiis, 1520, in-fol.

Jehan Perreal, dit de Paris, est porté sur les comptes, pour la dernière fois, en 1522, mais nous apprenons par d'autres documents qu'il eut une commission à Lyon en 1525, & qu'il vivait encore en 1527[52]; il mourut bientôt après cette époque. D'autres poètes que Lemaire cite avaient été les amis de notre peintre & l'ont invoqué dans leurs vers. Guillaume Cretin le met en compagnie des célébrités qu'il appelle, après les muses, au secours de sa verve en défaut[53]. Marot a honoré sa mort dans un rondeau, où nous apprenons qu'il avait des sœurs adonnées aussi à la peinture:

Pleurez l'amy Perreal qui est mort…

Et vous ses sœurs dont maint beau tableau sort