— Et quoi y faire ?

— Manger, boire et se battre !

— C’est tout ?

— Et faire aussi l’amour. Il nous faut des femmes dans le Ciel ! Sinon, à quoi servirait-il ?

Elle rétorqua :

— Je n’aime pas votre Ciel. C’est un endroit grossier, où le tumulte de la vie continue à sévir, ainsi que les frimas et la tempête.

— Et votre Paradis, à vous, demandai-je, quel est-il ?

— C’est un été sans fin, un printemps à la fois et un automne, où les fleurs sont toujours écloses, les plus beaux fruits toujours mûrs.

Je secouai la tête et grommelai :

— Moi non plus, je n’aime pas votre Ciel. C’est un endroit triste et mou, un lieu bon tout au plus pour les faibles et les eunuques, pour les obèses, incapables de se remuer, pour des ombres pleurardes et non pour des hommes.