[739] Cf. aux arch. du consist. de Nîmes, B, 90, t. VII, fos 95 et 96, deux délib. du 12 juin 1596.—En octobre 1596, on continue encore de négocier avec Goulard (Ibid., fo 131, délib. du 16 octobre, et fo 132, délib. du 18 octobre). Mais on ne put s’arranger, car on ne les voit plus mentionnés.
[740] V. sur ce Jean Terond, ci-dessus, pp. 20 et suiv.
[741] Syn. prov. de Saint-Germain de Calberte, séance «du 14e may au matin» 1599 (B. P. F., copie Auzière).
[742] Délib. du 1er septembre 1599 (fo 300). L’église avait, en effet pensionné Jean Terond alors qu’il étudiait comme proposant.
[743] Délib. du 11 décembre 1599 (fo 312).
[744] Délib. du 15 décembre 1599 (fo 313).
[745] Délib. du 11 novembre 1599 (fo 309).
[746] France protestante, 2e éd., t. VI, p. 492, d’après E. Benoist, Hist. de l’édit de Nantes, et Tallemant des Réaux, Historiettes.
[747] Loc. cit.
[748] L’abjuration de Jérémie Ferrier lui a fait du tort dans l’esprit de ses historiens.—Il naquit vers 1570, fut ministre à Aumessas, puis, quelques mois plus tard, à Alais (1596), enfin à Nîmes. Il était fort savant, car il fut reçu sans examen comme lecteur en théologie à l’acad. de Nîmes (v. ci-dessus, p. 167, note 2). Il fut déclaré indigne du ministère pour désobéissance aux colloques et synodes. Il obtint du roi la place d’assesseur criminel, puis de conseiller au présidial de Nîmes (1613); il fut alors excommunié (14 juillet 1613), ce qui provoqua à Nimes une émeute où il faillit perdre la vie (15 et 16 juillet). Enfin, il revint à Paris, se convertit au catholicisme, obtint la faveur de Richelieu, fut nommé conseiller d’État et privé en 1626, et mourut le 26 septembre de la même année.—V. sa vie et une bibliographie de ses ouvrages dans la France protestante (loc. cit.). On trouve de nombreux renseignements sur sa vie dans les actes des syn. prov. de Bas-Languedoc (B. N., ms. franc. 8669, fo 196, et Arch. du consist. de Nîmes, A, 10, pass.).—L’émeute qui eut lieu à Nîmes en 1613 est rapportée dans Émotion arrivée en la ville de Nîmes en Languedoc le 15e de juillet de l’an 1613 (B. N., impr. Ld17653).—V. encore à ce sujet: Considérations d’état sur les mémoires envoyés par les consuls de Nismes.... (B. N., impr. Lb36 187); et Le procès de la ville de Nismes... (B. N., impr. Lb36 190).—V. sur les négociations qui eurent lieu afin d’obtenir de Louis XIII l’abolition de ses ordres pour la répression de l’émeute de 1613, aux Arch. comm. de Nîmes: DD, 1, deuxième partie; et DD, 4.—Ferrier fut mis sur la liste des apostats au syn. nat. de Tonneins (Aymon, Syn. nat., t. II, p. 49).—V. sur sa fortune. Arch. nat., TT, 450.—Sur ses enfants, v. les registres de baptêmes et de décès de l’église réformée de Nîmes aux Arch. comm. de cette ville, UU, 94; UU, 118.