Qu’aurait-il fait, s’il s’était vu pris, au lieu de repoussé, par cette Rosemary avec laquelle toutes tentatives d’éducation avaient échoué?
Maillac avait dit trop souvent à Georges:
—Gardez-vous libre, afin de jouir des années de triomphe qui s’ouvrent devant vous!
Georges s’y préparait en pensant combien il serait redevable à ce stoïque épicurien, qui discourait encore aimablement au crépuscule de son dernier jour de douleur ici-bas.
Le poète Malhaud et M. Vinton, en se retirant le soir, recommandèrent à Florette qu’elle leur envoyât, ainsi qu’à Georges, un télégramme, si les choses tournaient mal, la nuit suivante.
Ils ne devaient plus retourner dans l’appartement de leur ami, car ils apprirent, le matin même de la cérémonie, et par hasard, le jour et l’heure des funérailles. Au cimetière du Montparnasse, où était le rendez-vous, ils se rencontrèrent avec Florette, M. Lachertier, Blondel et les concierges de Léon. Florette eut des convulsions, une crise d’hystérie. La famille n’était pas présente aux obsèques. Quelques dames, très voilées, rôdèrent parmi les tombeaux, comme autant de veuves anonymes d’un Don Juan.
De retour à l’hôtel, Georges sentit qu’il avait pris froid en suivant, tête nue, le corbillard. Son cœur était crispé. Quoi donc encore le retenait à Paris? Passant en revue les maisons où il pouvait aller, il n’en trouva pas deux en lesquelles il se sentirait à l’aise, où il lui sembla qu’il pût jamais reprendre même un vague commerce social.