[82] Pauline Auzou, née Desmarquet de la Chapelle, 1755-1835.—Marie-Geneviève Boulliar, 1772-1819.—Marie-Gabrielle Capet, née à Lyon en 1761, † à Paris en 1818.—Mme Doucet-Suriny, née Glaesner, de Lyon, femme d'un banquier emprisonné pendant la Terreur.—Félicité Laborey a exposé au Salon de 1795.—Marie-Adélaïde Durieux, née Landragin, a exposé aux Salons, de 1793 à 1798.—Marie-Guillelmine Benoist, née Laville-Leroux, 1768-1804, a exposé sous ces deux noms. C'est à elle que Demoustier a dédié ses Lettres à Émilie sur la mythologie.—La citoyenne Mirys, probablement femme du peintre Sébastien Mirys, a exposé des miniatures et des gouaches au Salon de 1795.—La «citoyenne dite Adèle Romany» (sic) a exposé au même Salon des portraits, entre autres celui de Vestris.—La citoyenne Tornesy y a exposé un portrait de femme, et la citoyenne Aglaé Blondin un tableau de genre.
Nous devons tous ces renseignements à M. Maurice Tourneux.
[83] Cette citation de César est formée de trois ou quatre passages que Meister a rapprochés arbitrairement: De bello gallico, VII, 22; IV, 5; VII, 42.—Il n'y a rien qui soit de Tacite.
[84] Tragédie de C.-J. Trouvé, représentée sur le théâtre Feydeau par les acteurs du Théâtre-Français, le 28 mars 1795.
[85] Le Tribunal révolutionnaire ou l'an II, drame historique en cinq actes et en prose, par Ducancel. Reçue au théâtre Feydeau en 1796, et retirée à la veille de la représentation dans la crainte de troubles, cette pièce n'a été imprimée que longtemps après, dans les Esquisses dramatiques du gouvernement révolutionnaire de France, aux années 1793, 1794 et 1795. Paris, 1830, in-8. Cf. Tourneux, Bibliographie de l'histoire de Paris, t. III, no 18, 104.
[86] On ne connaît sous ce titre qu'un opéra-comique, paroles de Forgeot, musique de Méhul, représenté en 1795, et qui n'a pas été imprimé.
[87] Voyez, dans Quintilien (Institut., I, 12), le prix qu'attachaient les Grecs et les Romains aux effets d'une musique guerrière. Après avoir parlé du grand usage qu'on faisait de la musique dans les armées lacédémoniennes, il ajoute: «Les trompettes et les cors qui sont dans nos légions, servent-ils à autre chose? N'est-il pas permis de croire que c'est au talent de faire usage des instruments de guerre, lequel nous possédons supérieurement aux autres nations, qu'est due en partie la réputation de la milice romaine?» (Note de Meister.)
[88] Meister fait allusion au dire de Voltaire, d'après lequel «Grégoire, surnommé le Grand, brûla tous les auteurs latins qu'il put trouver.» Examen important de milord Bolingbroke, chap. XXXVI, en note.
[89] La police des spectacles sera toujours en France un objet embarrassant pour le gouvernement. Vous avez su l'étrange sévérité du décret par lequel, non seulement l'on défendait d'y chanter ce qu'on craignait de voir applaudir, mais on prescrivait encore d'y chanter ce que le public paraissait las d'entendre. Le parterre est encore aujourd'hui, comme il le fut sous l'ancien régime, le seul soupirail par lequel s'échappe souvent la voix de l'opinion, quand tous les autres lui sont fermés. Au théâtre de la République, le plus démocrate de tous, j'ai frémi de voir déchirer par quelques terroristes un homme au balcon, qui s'était avisé d'applaudir d'une manière trop marquée ces deux vers de Britannicus:
J'ai cent fois, dans le cours de ma gloire passée,