Il fit un effort pour se lever et Tyr se rua de nouveau sur lui. Cette fois, il s’assura la prise la plus meurtrière. Ses mâchoires puissantes se refermèrent sur le museau de l’ours noir. Il y eut un craquement déchirant et du coup le combat cessa.
L’ours noir ne pouvait pas vivre après cela.
Mais Tyr ignorait ce fait. Il lui fut facile alors de l’éventrer avec ses pattes de derrière. Il continua à déchirer et à étriper, pendant dix minutes après la mort de l’ours noir. Et lorsqu’il eut terminé, la scène du combat était horrible à voir.
Le sol était déchiqueté et rouge. Il était couvert de grands lambeaux de peau noire et de morceaux de chair.
Et l’ours noir était ouvert de bout en bout.
A deux milles de là, blancs et presque sans souffle, les yeux aux oculaires de leurs jumelles, Langdon et Bruce étaient accroupis aux côtés d’un roc, sur le flanc de la montagne.
A cette distance, ils avaient contemplé le terrifiant spectacle, mais ils n’avaient pas vu l’ourson.
Comme Tyr reprenait son souffle au-dessus de son ennemi sans vie, Langdon abaissa les jumelles.
— My God ! souffla-t-il.
Bruce se mit sur pieds en un clin d’œil.