Des moellons artificiels roses et gris s'étendaient au-dessous de la litre inférieure et devaient former une mosaïque très calme, bien faite pour mettre en valeur les vives couleurs des émaux.
Enfin nous avons retrouvé des inscriptions cunéiformes blanches sur fond bleu. Plus brisées encore, s'il est possible, que les animaux, elles constituent les fragments incontestables d'un protocole royal analogue à celui qui fut gravé sur les colonnes de l'apadâna.
Des répliques doubles, triples, quadruples laissent supposer que la bête faisait partie d'une procession de fauves qui se déroulait sur une longue frise.
LAVAGE DES BRIQUES.
Si j'en juge à l'émaillure et à la coloration de leurs faces supérieures et latérales, les merlons se détachaient sur le ciel. La frise couronnait donc une muraille isolée, muraille bien haute puisque le carrelage, réglé au même niveau que le sol du palais, était brisé et profondément défoncé par la chute des faïences. Les terres si dures et si compactes rencontrées au-dessus de l'éboulis provenaient du mur de briques crues qui supportait la frise. Les briques cuites, posées en doublage des blocs émaillés, avaient été empruntées à des palais plus anciens.
Marcel conjecture de ces faits et de la nature des merlons que nous avons découvert la porte extérieure de la salle du trône; mais il attend pour se prononcer que la fouille lui fournisse de nouveaux documents.
La voilà donc réveillée d'entre les morts cette polychromie antique, niée, exaltée, et combattue avec passion dans les tournois archéologiques!
Est-ce une œuvre barbare?
Combien notre goût, fait de sensations pâles, né sous un ciel triste, me semble rachitique et mesquin auprès du grand sentiment qui inspirait les maîtres anciens!