Le bon vieux jetait les hauts cris.

Cigalous, feutre en auréole,

A serré sa rouge taïole :

« J’irai là-bas, c’est mon destin. »

Il avait donné sa parole ;

Il partit par un beau matin.

Le silence qui suivit ce couplet s’étant prolongé, il sembla certain que plus aucun des rusquiers ne se rappelait le refrain suivant. Rythmique et continu, le chant des cigales, aux alentours, grésillait ; c’était comme un crépitement d’incendie dans des broussailles sèches. Alors une voix féminine, émue et fraîche, se fit entendre en réplique, pas très près, mais distincte. Elle chantait d’un ton de reproche plaintif :

O Cigalous, pourquoi quitter ta chère vieille,

Ton père et tes amis, nos braves bûcherons ?

C’est un démon, crois-moi, qui te conseille.