Et son cheval, pieds hauts, narines enflammées,

Bondissait, et mordait le mors teinté de sang.

Son peuple avait vaincu par la force et le nombre ;

C’était un Salomon jeune et beau, sans pareil ;

Cent mille chevaucheurs suivaient sa petite ombre.

En faisant ondoyer sa puissance au soleil.

Au-dessus des lampas, lamés d’or et de soie,

Que traînaient derrière eux les coursiers batailleurs,

Ses étendards semblaient secouer de la joie,

Comme les hauts palmiers dans la saison des fleurs.