Dès que les deux chevaux, touchés, firent un pas,

La bonne vieille femme, en marmonnant tout bas,

Versa l’eau brusquement derrière la voiture ;

Et si j’ai bien compris sa libation pure,

Elle disait : « O Dieu du soleil dévorant,

Puisse le jeune maître, ô Maître du Coran,

Ne jamais manquer d’eau ! l’eau pure c’est la vie.

Qu’il ait l’eau pour sa soif, ô Maître, à son envie,

Et que son jeune cœur reste pur comme l’eau ! »

Jamais je n’oublirai ce simple et beau tableau.