Elle coule en ruisseaux dans mon âme ravie,

Et c’est l’amour de ma maîtresse ; et, chaque jour,

Chaque nuit, je m’abreuve à ma source d’amour.

Ma vie est un jardin où la volupté pousse ;

Ma Kheïra que j’aime est si belle et si douce

Qu’on peut la comparer au frais rayon de miel

Fait de mille parfums par l’abeille du ciel…

Ta beauté, Kheïra, ma douce bien-aimée,

Par les hommes, par les femmes est proclamée,

Visible à tous les yeux comme tout ce qui luit,