Et pourtant, Kheïra, ton regard meurtrier
Est comme un trait tendu sur l’arc de tes paupières !
Et par instants je porte envie aux froides pierres,
Car je suis, Kheïra, si plein de ton regard,
Que, loin de toi, je n’ai de repos nulle part.
Tout heureux que je suis, ton souvenir me ronge :
J’ai soif de ta beauté que je revois en songe,
Comme la caravane en feu, dans le désert,
Ayant soif d’ombre et d’eau, rêve un mirage vert !