Semblent de faux vendeurs qui proposent du rêve.
De temps en temps, porteur d’un brasier, d’où s’élève,
Avec de la fumée, un fort parfum d’encens,
Un jeune homme circule au milieu des passants ;
Entrant, sortant, de l’une à l’autre des boutiques,
Sans déranger et sans étonner les pratiques,
Il vient mêler, au rêve inouï des couleurs,
Des mille objets divers vivants comme des fleurs,
Le songe d’un parfum qui s’élève en nuage.
Voilà bien mon destin, poète, et mon image :