LA MORT

— « O serviteurs de Dieu, dit Sélim (Dieu l’agrée !)

L’horrible mort est là, vainement adjurée :

Elle est l’inévitable et l’effrayant destin.

Restez, elle vous prend ! et fuyez, elle atteint !

A tout ce que l’on fait, partout, elle se mêle.

Monte ton cheval blanc, ou ta fauve chamelle,

Et, comme le vent, cours ! Cache-toi dans la nuit !…

La mort s’est cramponnée à ta nuque, et te suit !

Et l’effroi dans le cœur, l’horreur dans les vertèbres,