Regarde le bédouin : sa hutte est en broussaille,

En faisceaux reliés par des liens de paille,

Et quand il sera mort, — comme les rois ! — pour lui

Comme pour eux, l’aurore et la lune auront lui.

Son chien qui le caresse et son bon petit âne,

Couchés à ses côtés, dorment dans sa cabane.

Son rude vêtement, flexible sur ses reins,

Est la chimbah qu’il tisse et coud avec des crins.

Du poil dur des chameaux il sait faire une tente ;

S’il se blesse, il se fait un baume avec leur fiente ;