Bénit Allah l’unique, et marche de nouveau !

Y vivrez-vous deux jours, dans le désert terrible ?

Votre bras s’est armé, mais les cœurs et le front ?

Lorsque le feu pleuvra comme le grain d’un crible,

Les hardis se repentiront !

Et nous, quand l’étranger crîra la soif horrible,

Nous le regarderons mourir, — groupés en rond !

Qu’ils restent dans leur ville où s’abaissent les âmes !

Ils voudraient apporter ici — ce qui les perd !…

Sur notre mer de sable où tremble l’air en flammes,