La défaite est amère, — ô Français, — n’est-ce pas ?

Eh bien ! vaincus, songez aux vaincus que nous sommes,

Que nous vous donnerons encor nos jeunes hommes,

Mais qu’ils devront avoir, pour vaincre à vos côtés,

L’amour de vos grandeurs et de vos libertés.

O roumis !… Le désert même, la mer de sable,

Peut cesser d’être horrible et d’être infranchissable,

Si le vent de l’Atlas et la voix du lion,

Au lieu de méfiance et de rébellion,

Parle au sable infini de la grande espérance