Et de l’angle pointu de son large étrier,

Ensanglantant la chair du cheval qui s’emballe,

Mansour se sent venir le cœur d’un meurtrier !

Plus vite, bon cheval ! vite ! et plus vite encore !

… Le sable n’est plus même effleuré par ses pas !

Bouche ouverte, il boit l’air ; l’espace, il le dévore !

Et l’autruche, s’aidant des ailes, court là-bas.

Ses deux orteils géants laissent leur lourde marque

Sur le sable, où parmi des alfas et des diss,

Son aile ouverte au vent, elle a l’air d’une barque…