Très peu d’hommes ont vu son voile :

Nul n’a vu son front enfantin.

Nous vivons libres sous la tente,

Dans les genêts, au pied des monts ;

Nous nous aimons, et nous aimons

La nuit douce et l’aube éclatante.

Je n’ai pas même de cheval,

Point de chameaux et pas de chèvre.

Mais ma belle est douce à ma lèvre

Comme l’eau pure au fond du val !