Nous sentons tout le reste incertain et fragile.
Le ciel est vide et noir ; et c’est la fin des jours ;
Mais le spectre d’un Dieu marche encor dans nos routes
Avec sa forme humaine au sens mystérieux.
Nos chemins effacés s’éclairent de ses yeux,
Et sa blancheur nous guide à travers tous les doutes.
Oh ! puisque la nuit monte au ciel ensanglanté,
Reste avec nous, Seigneur, ne nous quitte plus, reste !
Soutiens notre chair faible, ô fantôme céleste,
Sur tout notre néant seule réalité !