Où l’âne, avec le bœuf, l’accueillirent enfant,
Ou tous deux, à genoux dans de la paille fraîche,
Sur ses petits bras nus soufflaient le réchauffant.
Longtemps il regarda cette humble et lourde tête,
Ces poils longs et rugueux, ces deux gros yeux surpris
Puis sa main caressa, sur les flancs de la bête,
La trace du bâton qui les avait meurtris.
Vers l’âne enfin Jésus pencha sa face auguste,
Et le pauvre animal, se mettant à trembler,
Soufflait, tout haletant, sur les lèvres du Juste,