MARIE.

O mon Jésus ! ô mon fils ! ô mon sang,

Ma chair ! — je vis par toi dans l’éternelle crainte !

J’ai bien souffert de toi lorsque j’étais enceinte.

J’ai bien souffert encor par toi, pauvre innocent,

Lorsqu’il fallut s’enfuir au désert, sur notre âne !

Mais tu n’y pouvais rien, quand tu ne savais pas ;

Aujourd’hui, tu devrais au moins parler plus bas :

Hérode te poursuit ! Le temple te condamne !…

Es-tu sûr, mon Jésus, d’avoir raison ?