Au chevet des mourants fais donc veiller des flammes ;

Parle bas : leur ouïe est fine quelquefois…

On dirait que l’espace, où vont entrer leurs âmes

A des échos sans fond qui décuplent nos voix.

Prends garde ! près des morts épure ta pensée :

Elle vibre… Autour d’eux elle ébranle un éther

Qui la transmet entière à leur âme blessée…

Ne les contriste pas des adieux de ta chair.

Frère, il faut consoler d’une pitié suprême

Ceux qui sentent monter le flot mystérieux…