« Mettons vite le bât sur l’âne, se dit-il,
Et fuyons en Égypte et plus loin, tous les quatre ! »
L’âne partit gaîment et sans se faire battre :
On eût dit qu’il avait flairé ce grand péril.
Joseph marchait, la bride en main, et l’âne, agile,
Berçait sur son vieux dos la mère de Jésus
Qui tenait ses deux bras bien serrés, et, dessus,
L’Enfant-Dieu qui portait, sous son front, l’Évangile.
L’âne, quoique naïf, peut-être un peu rêveur,
Jaloux des grands chameaux dont le pas est si large,