Écoutez, je suis Jean ; je suis la voix qui crie
Seule, dans le désert.
Mon peuple, dont la peine exalte ma furie
A trop longtemps souffert.
Repentez-vous, puissants ! La feinte est inutile :
On n’évite pas Dieu !
L’heure approche, elle accourt, où tout arbre stérile
Périra dans le feu !
Je viens pour terrasser l’audace sanguinaire
Des maîtres d’ici-bas ;