Nos Scribes, attachés à la lettre du Livre,
Par sottise les uns, d’autres par intérêt,
N’ont plus ni les rigueurs ni l’amour qu’Il aurait ;
Mais dans la nuit qui vient nous le sentons revivre.
Il vit. La nuit immense a beau venir sur nous,
Ténèbres de l’esprit qui nie et qui calcule,
Nous avons beau sentir, dans l’affreux crépuscule,
Défaillir à la fois nos cœurs et nos genoux ;
Chacun de nous revoit, dans la nuit de son âme
Ce fantôme divin, pur esprit, noble chair,