— Tu n’as pas dû pleurer souvent dans ta vie, mon pauvre Pablo ! disait Gaspard ; en sorte qu’en une première fois, tu verses plus de larmes que n’en pourrait contenir un muid de ta taille !
— Maître Gaspard, dit Pablo désespéré, ce n’est plus l’heure de rire ; et je crois bien que jamais plus je ne rirai ; je vous aimais.
— Bah ! dit Gaspard, si la première mère était morte de la mort du premier enfant, il n’y aurait pas eu de monde. Il faut accepter les lois de Dieu, et se consoler de tout, sur terre ;… mais, où prendras-tu ton refuge ?
— Ma foi, dit dom Pablo avec un triste sourire, je me ferai moine pour tout de bon, et je choisirai pour refuge le couvent de la Sainte-Baume, où nous serons reçus par les pères, mon âne et moi, avec grande faveur…
— Et ce sera, dit Gaspard, en souvenir de Mademoiselle Clairon, de la Comédie-Française !… La vie, mon pauvre Pablo, est une drôle de comédie. Il faut chercher à voir plus haut.
— Eh ! toi, sur ton arbre, qu’aperçois-tu maintenant, petit mousse ?
— Gaspard monte sur l’échafaud !
— Et puis ?
— Le moine l’a suivi. Ils s’embrassent.