Maridatz-mi per aquest an :

Iou pouadi pus espérar tan !

Cette impatience, exprimée par la chanson, gagnait, ma foi, le pauvre Gaspard… et d’autant plus ardemment il limait ses chaînes.

Quand Louisette eut cessé de chanter l’Antoni, la petite Provençale chanta une chanson normande, car tous les prisonniers qui faisaient connaissance avec la prison de Draguignan n’étaient pas nécessairement des Provençaux.

La chanson normande disait que l’amour doit être accepté comme une douce fatalité de nature :

Pernez en un, pernez en deux,

Contentez votre envie ;

Mais, quand vous m’aurez ben bigée,

N’allez point leux y dire,

Car si mon père il le savait,