Gueule et ventre affamés, ces appétits grondants,

Veulent de la chair vive à mettre sous leurs dents ;

Ils veulent des terrains tout cultivés, blé, vigne,

Un vaincu qui sous eux s’écrase, — et se résigne

A leur donner de l’or, de l’or par milliards !

Leur chef sinistre crie à ces bandits pillards,

Dont l’affreux crâne — en fer de lance se termine :

« Va, mon peuple, toi qui ne crains que la famine,

La France est riche ! prends son pain, son or, son vin,

Et saccage Paris comme un autre Louvain !