Foulons les corps comme des herbes !

Où passent nos chevaux, que rien ne vive plus !

« Torturons nos tristes victimes,

Puisque Dieu veut leur châtiment ;

Assurons-leur, bourreaux sublimes,

Un salut éternel par des maux d’un moment !

« Que leur sanglot nous réjouisse,

Comme il réjouira le ciel !

Dieu m’a dit : « Va ! le sacrifice

« Sera d’autant plus beau qu’il sera plus cruel ! »