L’amour, qui soumet l’âme aux frissons de la chair,
Et nous fait accepter l’horreur de nous survivre,
Est un vin traître dont l’odeur vireuse enivre.
L’homme, meilleur que Dieu, voudrait, mais veut en vain,
Mêler aux âpretés de ce perfide vin
Un miel que la nature ignore : la tendresse ;
Seules, les voluptés sont donneuses d’ivresse,
Et, fier de piétiner des flancs nus, de beaux seins,
Comme le vendangeur écrase les raisins,
L’amant ivre, brutal et cruel par nature,