J’ai vu, sur un seuil blanc, une sainte amoureuse
Attendre le retour du fiancé lointain ;
L’amour est un plein jour dont elle est le matin ;
Tout l’avenir aimant naîtra de cette aurore
Qui n’est qu’une lueur fraîche, incertaine encore ;
Et ce couple de deux bons cœurs, simples et purs,
N’est que l’image en fleur d’innombrables futurs.
Ces deux êtres liés, douceur, candeur et grâce,
Promettent à l’amour une nouvelle race.
Ce seul couple béni, qui s’aime sans tourment,