Verdoulet ne se l’était pas fait dire deux fois et il était rentré chez lui au plus vite...

Un autre homme que Célestin soupçonnait ou voulait soupçonner Maurin du meurtre de Grondard, c’était le gendarme Alessandri, dit Sandri.

L’avisé gendarme, avant de rien dire, cherchait un commencement de preuves.


CHAPITRE XX

Le gendarme Sandri établit l’orthographe du mot pennes.

Quelques semaines se passèrent.

L’indulgence des pouvoirs publics pour Maurin, le pardon qui lui avait été accordé pour l’enlèvement des chevaux, sa morgue envers les gendarmes après l’arrestation de l’un des trois évadés, l’honneur qu’il avait eu d’être félicité publiquement par le préfet, devant la tombe de Crouzillat, en un mot tous les succès de Maurin n’étaient pas pour calmer l’irritation, la rancune et les jalousies de Sandri, le gendarme aux pommettes roses.

Mais il fallait bien laisser le braconnier tranquille jusqu’à nouvel ordre.

Il est bon de se rappeler qu’en Provence, on nomme braconnier tout chasseur passionné qui fait métier de la chasse, même s’il n’enfreint aucune des lois qui la régissent.