Maurin parut, souriant et gouailleur.
—La loi, je la respecte. Vous êtes son brave serviteur, honnête Alessandri, dit-il, et je n’ai rien à vous refuser.
Et, d’un air de gendarme en fonction:
—Voyons d’abord vos «papiers!» car si je la respecte, la loi, c’est que je la connais! On n’entre pas chez les gens comme on veut, tout gendarme qu’on soit.
Les gendarmes s’exécutèrent. Maurin, au fond, à cause de ses protections et de sa renommée, leur inspirait une façon de respect.
Il examinait «leurs papiers» de son air le plus important.
—Ah! ah! ricana-t-il enfin, jouant la surprise... Par malheur pour vous, il n’y a pas ici ce que vous cherchez, c’est moi que je vous le dis!...
Les quatre gendarmes considéraient le lit bas où très visiblement se dessinait sous les draps une forme humaine.
Un des serviteurs de la loi eut une réflexion bizarre:
—On lui pourrait compter les doigts du pied, à ce grand cadavre!