Tonia, étant seule à la maison, tout en vaquant aux choses de son ménage pleurait comme une Madeleine. Des larmes, grosses comme des olives, glissaient sur ses joues couleur de pêches dures; et quand son père entra tout en un coup, elle ne put les lui cacher.
—Tu pleures? Qu’y a-t-il? fit Orsini, plutôt sévère.
Elle ne répondit rien.
—Que t’est-il arrivé? parle!
Même silence.
—T’es-tu piquée ou brûlée?
Un garde forestier entra.
—Brigadier, dit-il, je viens vous dire une chose qu’on raconte et qui est sûre. Le braconnier Maurin des Maures, arrêté par Alessandri, a été vu à La Verne par une petite pastresse qui le connaît très bien. Il était enchaîné!
—Ah! dit Orsini.
—Il va sans doute passer par la cantine où les gendarmes avaient laissé leurs chevaux.