—C’est bien établi, dit-il, le reste viendra par surcroît... Va jouer au jardin, garçon. Nous allons causer, ton père et moi; mais ne touche pas à mes fleurs. Je t’en donnerai, quand tu t’en iras.

L’enfant sortit, content.

—Eh bien? interrogea M. Rinal.

—Monsieur, dit Maurin, des gens d’ici me le soigneront et je le laisserai à Bormes si vous voulez bien lui donner «un peu de leçons»...

—Des leçons de quoi? c’est là-dessus qu’il faut s’entendre. Que voulez-vous faire de lui?

—Je ne sais pas, dit Maurin, je veux qu’il ne soit pas comme moi, qui ne sais pas lire ou presque pas, et à peine signer. Ça m’embarrasse souvent. Je suis un sauvage. Ce n’est plus le temps d’être comme moi.

—J’entends bien; mais il sait lire, le petit?

—Ecrire et compter, oui, monsieur.

—Est-ce qu’il faut lui apprendre l’anglais? ou bien l’allemand?

—Si vous croyez que c’est bon.