Se gonfle, vient trembler dans les cils noirs et longs,

Et lentement les pleurs roulent par deux sillons

Sur son visage, jusqu’aux deux coins de la bouche

D’où le sourire à fui comme un oiseau farouche !

Larmes de la jeunesse, ô premiers pleurs d’amour,

Qu’êtes-vous, étant joie et peine tour à tour,

Plaisir en même temps et souffrance profonde ?

Vous êtes, ô tourments, les délices du monde,

Pleurs, par qui l’on sent mieux la vie, en étouffant !…

La source en est ouverte en ton sein, jeune enfant,