Du large, à son retour, le marin plein de joie.
Pour annoncer la terre aux braves gens de mer
Qui n’ont vu si longtemps que l’eau, la nue et l’air,
Pour annoncer de loin le sol natal aux nôtres,
Sois aimée, ô montagne, entre toutes les autres !
Car tu te dresses haut pour te faire bien voir,
Et tu dis à plusieurs : « Je suis là ! bon espoir !
Vos maisons, vos jardins, je les vois, — venez vite !
Dans la plaine, à mes pieds, c’est moi qui les abrite ! »
Ah ! ces vaillants marins, souvent silencieux,