Auprès de la maison un grand cyprès est droit.

On le connaît de loin, ce cyprès, à la ronde ;

En a-t-il vu passer, cet arbre-là, du monde,

Dans les chemins qui vont par la plaine en tous sens !

L’arbre est là, toujours vert, mais où sont les passants ?

Il nous est mort des vieux, nés depuis qu’il existe ;

Pourtant le grand cyprès de Jacque n’est pas triste :

Il plie et chante au vent comme un cent de roseaux,

Et c’est toutes les nuits l’auberge des oiseaux.

Devant le vieux cyprès, dont la base est énorme,