On dansait au milieu d’un nuage mouvant,
Sur la place, — à midi ! — pas un seul brin de vent !
Le soleil dardaillant traversait les platanes,
Où par milliers, sonnant comme autant de campanes,
Les cigales faisaient, à pleins tambours, un train
Où se serait perdu le bruit du tambourin
Si le tambourineur qui conduisait la danse
Sur celle de leur voix n’eût réglé sa cadence !
Là Norine et Noré dansèrent tout le jour,
Et Mion se vit seule et déçue en amour.