— « L’an qui vient, nous serons ruinés ! dit sa femme ;
Dans deux, trois ans, du train dont va le mal, — ma foi,
La vigne est morte !… Adieu, belle France ! » — « Tais-toi,
Femme ! quand on ne sait ce qu’on dit, faut se taire.
On ne pourrait donc plus se fier à la terre !
C’est mal parler. — Bon an, mal an, coquin de sort !
Elle nourrit le monde ! — Et puis, Dieu n’est pas mort ! »
Et le vieux, étendant le doigt vers la colline,
Pliant sur ses jarrets pour redresser l’échine :
« Dieu, le voilà ! » dit-il. — Il montrait le soleil.