Et l’âne gai, riant de son maître en lui-même,
File en vrai coup de vent, et le maître blasphème,
Et tous deux dévalaient les sentiers raboteux,
Faisant dégringoler les pierres devant eux,
Épeurant des oiseaux qui s’envolaient par bande,
Écrasant quelquefois fenouil, sauge ou lavande,
Violet poivre d’âne et thym bleu des lapins,
Dont l’odeur se mêlait, forte, aux senteurs des pins.
L’âne ayant faim faisait la descente pressée,
Et son maître, essayant de suivre sa pensée