De faire à la commère une bonne caresse ! »
Et Mion suit déjà son âne qu’elle presse,
Quand sa mère lui crie encor de loin : « Mion !
Embrasse bien l’enfant, et fais attention
Que j’ai tenu les bas un peu grands pour son âge !
C’est mieux ! » Mion n’en veut pas savoir davantage,
Mais Antoine poussant la fenêtre à grand bruit :
— « Surtout, rapporte-nous un peu de leur vin cuit ! »
Leurs cruches à la main, les filles, sur la place,
A la fontaine, ont ri de voir Mion qui passe :