Ton chant, si haut perdu, cependant l’accompagne
Dans le sillon perdu si bas dans la campagne ;
Sous ta robe, couleur de terre et de bois mort,
Ton cœur gaulois, ton cœur de paysan bat fort,
Et ton gosier perlé, du haut du ciel de France,
Sème comme grains d’or des trilles d’espérance !
Et toi, terre d’automne, et toi, terre d’hiver,
Quand ton flanc maternel est déchiré du fer,
Ou frissonne de froid sous le blé court qui pousse,
Blottie en tes sillons, l’alouette t’est douce !