Mais d’être si pensive elle baisse la tête

Et ne voit rien, — et c’est l’âne enfin qui s’arrête.

Il a soif, il a faim. Elle ôte le bridon.

Le gueux ! C’est près d’un puits où pousse le chardon.

Elle aussi boit et mange, et se remet en route :

« Hue ! » et la songerie encor la reprend toute,

Et sans rien voir de plus, comme le soir tombait,

Qu’un vieux pâtre étendu, flûtant du galoubet

Aux chèvres qui broutaient tintant dans les bruyères,

Elle se reconnut près de Collobrières.