Elle détourne encor sa tête du baiser,

Mais lorsque sur sa lèvre il vient à le poser

Elle se sent faiblir, il sent que son corps ploie :

Comme blessé, — le couple a chancelé de joie,

Et tombe, mort vivant, dans l’herbe enseveli.

O minute de mort qui contient tout l’oubli !

Ce n’est pas le printemps ; pourtant vous êtes vertes,

Plantes dont autour d’eux les tombes sont couvertes !

L’oiseau n’a pas son nid ; pourtant il a chanté !

C’est de voir tant d’amour, de force et de beauté.