O moines, nul ne sait ! — Mais si le noir couvent

En ce jour appartient à l’air libre et vivant,

Aux oiseaux dont frémit la verdure immortelle,

C’est Elle, votre amour, qui l’a voulu ! c’est Elle, —

Pour qui vous habitiez dans l’ombre, — c’est la Mort

Qui, heurtant votre seuil familier d’un pied fort,

A fait taire à jamais vos matines funèbres,

Et qui, crevant à jour vos voûtes de ténèbres,

Livre aujourd’hui, pendant votre profond sommeil,

Vos tombes à l’amour, tout le cloître au soleil !